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Bulletin EDA n° 467 du 16/07/2007
Le code électoral, mis en place au Bhoutan pour assurer le bon déroulement de ce qui sera les premiè-res élections législatives jamais organisées dans ce petit royaume himalayen, indique que les moines bouddhistes ne disposent ni du droit de vote ni de la possibilité de se présenter devant les électeurs. Pour une partie des quelque 12 000 moines bouddhistes du pays, cette disposition est contraire à l’esprit des réformes annoncées par le roi qui prévoient d’amener le royaume vers un régime de monar-chie constitutionnelle ; pour d’autres, cette décision est bonne dans la mesure où, selon les traditions bhoutanaises, les leaders spirituels n’ont pas à s’immiscer dans les affaires politiques.
Bulletin EDA n° 465 du 16/06/2007
Agé de 49 ans, ordonné en 1995, le P. Kinley Tshering, jésuite, est l’unique prêtre catholique bhoutanais. Recteur de l’école Saint-Joseph à Darjeeling, en Inde, il espère que les réformes politiques annoncées pour 2008 par le roi du Bhoutan lui permettront de rentrer dans son pays afin d’y exercer son ministère sacerdotal.
Bulletin EDA n° 389 du 16/01/2004
Selon Mgr Stephen Lepcha, évêque du diocèse catholique de Darjeeling, en Inde, dont le territoire ecclésiastique couvre le Bhoutan, les autorités de ce petit Etat enclavé, majoritairement bouddhiste, n'autorisent pas les rares chrétiens présents sur leur territoire à pratiquer leur religion. Aucun prêtre ne réside plus au Bhoutan et aucun visa, même de visite, n'est accordé à un éventuel prêtre de passage. Par conséquent, aucune célébration liturgique n'a lieu et même Noël n'a pu être célébré en 2003. Ordinairement basé à Darjeeling, Mgr Stephen Lepcha, originaire de l'ethnie lepcha, s'est exprimé à l'agence Ucanews (1) à la fin du mois de décembre dernier à Deoniya, dans la partie est du Népal, où il s'était rendu pour ordonner un prêtre jésuite, lui aussi d'origine lepcha (2).
Bulletin EDA n° 336 du 01/09/2001
Directeur adjoint du Jesuit Refugee Service en poste à Damak, à 560 kilomètres à l'est de Katmandou, le P. Kuruvila Cherian a accueilli comme une bonne nouvelle le fait que des représentants du Népal et du Bhoutan se sont mis d'accord lors de leur rencontre des 20-23 août à Thimpu, capitale du Bhoutan, pour accélérer les opérations de vérification de nationalité des réfugiés dans les camps situés au Népal. Selon lui, il est de plus en plus difficile de trouver de l'argent pour subvenir aux besoins de ces quelque 100 000 réfugiés installés dans l'est du Népal depuis dix ans (1). Or, si le taux de criminalité a été maintenu dans des proportions acceptables dans et autour des camps, "les jeunes pourraient rapidement devenir intenables si l'aide aux réfugiés diminue", a-t-il déclaré. De plus, au fur et à mesure que le séjour des réfugiés dans les camps se prolonge, leurs possibilités de réintégration s'amenuisent, les réfugiés, ayant perdu espoir, devenant "passifs".
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Le pardon royal accordé au principal des opposants au régime fait renaître parmi les bhoutanais réfugiés au Népal l'espoir de pouvoir, un jour, retourner chez eux (1), malgré les doutes de certains qui ne voient là qu'un stratagème pour abuser l'opinion internationale.
Bulletin EDA n° 295 du 16/10/1999
Après trois années d'impasse, les pourparlers entre les gouvernements du Bhoutan et du Népal ont enfin repris et laissent entrevoir une solution au problème des réfugiés bhoutanais coincés au Népal depuis bientôt presque dix ans. Du 13 au 16 septembre, des représentants des deux pays se sont rencontrés ; ils se sont mis d'accord pour que de nouveaux entretiens prennent place lors de la prochaine assemblée générale des Nations Unies à New York puis en novembre, à Timphu, au Bhoutan, lors de la visite du ministre des Affaires étrangères du Népal (invité par le roi du Bhoutan à participer à la rencontre de l'Association pour la Coopération dans la Région d'Asie du Sud - SAARC - qui se tiendra à Kathmandou).
Bulletin EDA n° 271 du 16/09/1998
Le roi du Bhoutan a choisi de ne pas participer cette année au sommet de l'Asie du sud qui s'est tenu à Colombo, au Sri Lanka, du 29 au 31 juillet, décourageant davantage encore les quelques 120 000 réfugiés bhoutanais du Népal qui espéraient que cette rencontre entre le roi du Bhoutan et le premier ministre népalais augmenterait leurs chances de retour au pays (1).
Bulletin EDA n° 257 du 16/01/1998
Les célébrations du 90ème anniversaire de la création de l'Etat du Bhoutan, qui ont eu lieu le 17 décembre dernier, ont été ternies par l'annonce de la grève de la faim entamée ce jour-là par le chef de l'opposition pro-démocratique, Tek Nath Rizal. Un de ses anciens compagnons de prison, Bhanu Sing Gurung, aujourd'hui en exil, a annoncé cette décision au cours d'une conférence de presse à Katmandou, au Népal, le 16 décembre dernier. "Rizal et 25 autres prisonniers politiques, a-t-il déclaré, entameront demain une grève de la faim de durée indéfinie jusqu'à ce que les prisonniers politiques soient libérés et que les réfugiés puissent rentrer chez eux". Il a ajouté qu'il avait été personnellement informé de ce projet par Rizal lui-même.
Bulletin EDA n° 247 du 01/07/1997
Selon le Kathmandu Post du 29 juin 1997, l'Assemblée nationale du Bhoutan a décidé de rapatrier et d'implanter dans le sud du pays, dans les villages de Surrey, Bhur, Sersong, Danabari et Gelephu, 674 familles originaires du nord et de l'est qui avaient été obligées de fuir au Népal en 1990 sous la pression des persécutions ethniques et antidémocratiques de leur gouvernement (1). Cette décision a causé beaucoup d'anxiété parmi les Bhoutanais du sud du pays réfugiés au Népal dans les camps de Jhapa et de Morang.
Bulletin EDA n° 216 du 01/03/1996
Depuis le 23 janvier 1996, quelque trois-cents réfugiés bhoutanais occupent un pont qui marque la frontière entre le Népal et l'Inde. Ils ont été bloqués là par l'armée indienne alors qu'ils tentaient de passer en Inde. Venant de huit camps de réfugiés situés au Népal, ils avaient l'intention d'aller demander la libération de 150 des leurs emprisonnés depuis le 17 janvier dans les villes indiennes de Siliguri et de Jalgaipuri, pour rentrer ensuite, tous ensemble, au Bhoutan.