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Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Le pardon royal accordé au principal des opposants au régime fait renaître parmi les bhoutanais réfugiés au Népal l'espoir de pouvoir, un jour, retourner chez eux (1), malgré les doutes de certains qui ne voient là qu'un stratagème pour abuser l'opinion internationale.
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Le chef de l'opposition, Mme Aung San Suu Kyi, dans un message lancé à l'occasion de la nouvelle année, reproche aux nations d'Asie, en particulier au Japon, leur "manque de compassion » et leur apathie à soutenir le mouvement démocratique qui, dans son pays, lutte contre la junte militaire.
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Jeudi 6 janvier, cinq prêtres de l'Eglise catholique "officielle" ont été consacrés évêques dans la cathédrale de Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception (aussi connue sous le nom de Nantang, l'église du sud), à Pékin, le jour même où Jean-Paul II a ordonné 12 nouveaux évêques de différents pays en la basilique Saint-Pierre de Rome. S'il est de tradition que le Saint-Père consacre de nouveaux évêques le jour de l'Epiphanie, fête de l'envoi en mission, les consécrations qui ont eu lieu dans la capitale chinoise sont intervenues de telle façon qu'elles ont porté un coup d'arrêt aux contacts pris entre Rome et Pékin en vue d'un éventuel établissement de relations diplomatiques (2).
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Après un périple de plus d'une semaine à travers la chaîne de l'Himalaya, accompagné de sa sour aînée et de cinq autres personnes, Ugyen Trinley Dorje, âgé de 14 ans, troisième plus haut dignitaire du bouddhisme tibétain, a rejoint mercredi 5 janvier Dharamsala, fief des Tibétains en exil dans le nord de l'Inde. La fuite de ce jeune garçon, reconnu comme le 17ème karmapa-lama, chef de la secte des Kagyus, dites des "bonnets noirs", l'une des quatre principales écoles du bouddhisme tibétain, apparaît comme un camouflet infligé aux autorités chinoises et à leur politique visant à organiser un bouddhisme "patriotique" au Tibet.
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Trois religieux de confessions différentes ont été interrogés par l'agence Ucanews à propos de l'an 2000. Tous se refusent à s'intéresser vraiment au changement de millénaire mais pour des raisons différentes : les deux premiers parce que l'un est bouddhiste et l'autre musulman et que l'année jubilaire est sans signification pour leurs croyances ; le troisième qui est catholique parce qu'il est trop vieux pour vivre longtemps dans le nouveau siècle. Pourtant chacun d'entre eux formule des voux pour les années à venir.
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Après la fin des visites apostoliques de ces 30 derniers mois, au cours desquelles des visiteurs apostoliques ont parcouru le pays afin de procéder à une évaluation de la formation dispensée dans les 90 facultés ou séminaires que compte le pays, les craintes que des étudiants et certains de leurs professeurs nourrissaient à l'égard du Vatican se sont apaisées. Mgr Alan de Lastic, archevêque de Delhi, coordinateur national de ces visites, a déclaré que certains étudiants et professeurs des séminaires craignaient que les équipes de visiteurs viennent "enquêter ». Ces craintes ont "disparu » aux termes des ces visites, a-t-il précisé.
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
A la suite de menaces proférées contre elles par des extrémistes hindous, neuf religieuses, Filles de Marie Immaculée, ont quitté leur couvent situé dans le district de Madhubani, dans l'Etat de Bihar, pour trouver refuge dans un autre Etat de l'Union. Dans ce même district, un prêtre catholique et une vingtaine de pasteurs protestants ont choisi de rester sur place mais ont dû faire appel à la protection de la police. Les religieuses ont quitté leur couvent et l'Etat de Bihar le 21 décembre suite aux avertissements répétés d'extrémistes hindous les "invitant » à "évacuer » les lieux avant Noël, sans quoi elles "ne survivraient pas à cette célébration ».
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
L'année dernière, durant la période de Noël, des violences anti-chrétiennes avaient éclaté dans la province de Gujarat (11). Les troubles avaient commencé le 25 décembre dans le district de Dangs par une manifestation de protestation contre les conversions opérées par les chrétiens. Ils s'étaient prolongés jusqu'au 27 décembre après s'être propagés dans le district voisin de Surat. Plusieurs écoles catholiques avaient été brûlées et trois églises attaquées. Pour le premier anniversaire de ces tristes événements, aucun trouble n'a eu lieu : le temps de Noël s'est écoulé sans incidents mais dans la tristesse générale pour la communauté chrétienne qui a regretté le faste des Noëls d'autrefois et déploré l'absence de toute manifestation extérieure de festivité. "Il n'y a eu cette année, ni festivités, ni célébrations, ni joie a fait remarquer le Révérend T.V. Gaikwad, responsable spirituel des protestants de Ahwha, chef-lieu du district de Dangs.
Bulletin EDA n° 301 du 16/01/2000
Un conflit foncier qui oppose depuis plus de quatre ans deux villages catholiques du district de Gajapati dans l'Etat d'Orissa s'est transformé depuis la fin du mois de décembre dernier en hostilités sanglantes. Le 30 décembre dernier en effet, le village de Majhiguda habité par des catholiques dalits a été investi par les membres d'une ethnie minoritaire, également catholique, dont le village se trouve à quelque trois kilomètres de là. Ceux-ci, armés d'arcs et de flèches ainsi que d'autres armes rudimentaires, exigeaient le départ, hors de Majhiguda, de la police venue assurer la sécurité du village à la demande des 18 familles qui y habitent. Les policiers ayant refusé de quitter les deux postes établis par eux sur les lieux, les agresseurs au nombre de 500 ont fait usage de leurs armes contre les forces de l'ordre et ont commencé à brûler les huttes des villageois dalits, causant la mort d'une personne âgée. Les agents de police ont alors répliqué en ouvrant le feu sur leurs agresseurs tuant huit personnes et en blessant un grand nombre. A l'issue de cette première journée d'hostilité, on déplorait douze morts et environ quarante blessés.