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Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
En Chine, comme partout dans le monde, la mort du pape Jean-Paul II, le 2 avril dernier, a été un événement. Dans les médias, la nouvelle a été réduite à la portion congrue, les journaux à travers le pays ne reprenant le plus souvent qu'une courte dépêche de l'agence officielle Xinhua et les télévisions une séquence de seize secondes. Au sein des communautés catholiques, toutefois, les veillées de prière et les messes, de requiem ou d'action de grâces, ont été nombreuses, qu'elles aient été surveillées par la police ou non.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Vendredi 1er avril, face à l'imminence de la mort du pape Jean-Paul II, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait exprimé "la préoccupation" du gouvernement chinois. "Nous sommes informés de l'état de santé du pape. Nous exprimons notre préoccupation. Nous espérons qu'il recevra un bon traitement médical et que sa santé sera rétablie avait dit le porte-parole à Pékin. Dimanche 3 avril, après la mort de Jean-Paul II, survenue samedi soir, la Conférence des évêques catholiques "officiels" de Chine a envoyé un télégramme au Collège des cardinaux, à Rome, pour exprimer ses "profondes condoléances" au nom des "quelque cinq millions de catholiques en Chine". Le lendemain, 4 avril, c'était au tour d'un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères de faire part des "condoléances" de la Chine après le décès du pape. Pour un certain nombre d'observateurs de l'Eglise en Chine, l'ensemble de ces messages, pour significatifs qu'ils puissent être, ne doivent pas laisser penser que les relations entre le Saint-Siège et la Chine populaire sont susceptibles d'être normalisées dans un proche avenir.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
A la fin du mois de mars et dans les tous premiers jours du mois d'avril, soit immédiatement après les fêtes de Pâques, des arrestations ont eu lieu dans les milieux catholiques "clandestins" de deux provinces, au Hebei et dans le Zhejiang. Au total, deux évêques, deux prêtres et plusieurs laïcs ont été interpellés. Comme c'est le cas depuis plusieurs mois en pareille occasion (1), ces arrestations ont fait l'objet d'un communiqué de protestation du Saint-Siège. Le 2 avril, quelques heures avant le décès de Jean-Paul II, Joaquin Navarro-Valls, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a mentionné la liste des arrestations de religieux catholiques par les autorités chinoises, soulignant, au sujet des personnes nouvellement arrêtées, que le motif de leur interpellation était inconnu.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Le 29 mars dernier, le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, en Belgique, est arrivé à Pékin, pour une visite "pastorale" prévue initialement pour durer huit jours. Programmée de longue date, cette visite a été écourtée en raison de l'aggravation de l'état de santé du pape Jean-Paul II et, dès le samedi 2 avril, avant même le décès du Saint Père, le cardinal était de retour en Belgique, d'où il est parti pour Rome. Selon les informations diffusées par la Fondation Ferdinand Verbiest, institut rattaché à l'université catholique de Louvain, le cardinal a toutefois eu le temps de donner une conférence au Séminaire national ainsi que de rencontrer certains hauts responsables du gouvernement chinois.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
A Pyongyang, le dimanche 10 avril, une centaine de catholiques nord-coréens ont pris part à une messe célébrée en mémoire du pape Jean-Paul II, mort à Rome le 2 avril précédent. Dans l'unique église ouverte au culte catholique de la capitale nord-coréenne, l'église de Changchung (Jangchung), c'est un prêtre coréen résidant aux Etats-Unis qui a présidé l'office religieux. Telles sont les informations qui ont été diffusées le jour même en Corée du Sud par Munhwa Broadcasting Corporation (MBC TV) qui a montré une courte séquence, de 85 secondes, envoyée par satellite depuis Pyongyang par Associated Press Television News.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Alors que les relations entre la Corée du Sud et le Japon se sont brutalement rafraîchies au sujet d'îlots inhabités et sous contrôle coréen, dont la souveraineté est revendiquée par les deux pays, les principaux dirigeants religieux de la Corée du Sud ont pris publiquement position en faveur de leur gouvernement. Dans un communiqué en date du 22 mars dernier, le Conseil coréen des responsables religieux a déclaré que les récentes actions japonaises au sujet des îlots connus en Corée sous le nom de Dokto (ou Dokdo, selon les transcriptions) - et de Takeshima au Japon - constituaient une "provocation manifeste enfreignant les droits territoriaux et la souveraineté de la Corée". Le Conseil, qui réunit des représentants du bouddhisme, du protestantisme, du catholicisme, du confucianisme ainsi que du bouddhisme Won, de la religion Chondo-gyo et des religions populaires locales, a ajouté que "les Coréens étaient exaspérés" et que "l'amitié de voisinage entre le Japon et la Corée était affectée".
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Le premier handicapé auditif profond à avoir été admis au séminaire en vue de la prêtrise est un signe d'espérance pour tous ceux qui, malgré leur handicap physique, pensent au sacerdoce. C'est ce que vient d'écrire l'un d'entre eux, Benedict Park Min-seo, dans un courrier électronique adressé à l'agence Ucanews, le 14 mars dernier. "Par la grâce de Dieu, j'ai été accepté au séminaire de l'archidiocèse de Séoul écrit Park Min-seo, 37 ans, qui vient de reprendre ses études de théologie à Songsin, le séminaire universitaire de l'Université catholique de Corée. "Honnêtement, j'ai été surpris explique Park à qui on avait toujours dit que l'Eglise catholique n'acceptait pas d'ordonner à la prêtrise des handicapés.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Engagée depuis de longues années dans le combat pour l'abolition de la peine de mort en Corée, l'Eglise catholique a salué l'annonce faite le 6 avril dernier par la Commission nationale des droits de l'homme de Corée. A l'issue de son assemblée générale, cet organisme officiel mais indépendant du pouvoir a déclaré qu'il allait "présenter son opinion favorable à l'abolition, à l'Assemblée nationale. Son porte-parole a précisé qu'un texte en ce sens serait rendu public d'ici à la mi-avril.
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Voilà déjà de nombreuses années que l'Eglise catholique de l'Inde réclame du gouvernement fédéral qu'il accorde aux chrétiens issus des basses castes les privilèges dont bénéficient tous les autres dalits et les membres des ethnies minoritaires. Cette revendication a été jugée irrecevable lors d'une réunion du Comité exécutif national du Rashtriya Swayamsevak Sangh (Corps national des volontaires, RSS), qui se tenait à Mangalore, à partir du 13 mars dernier. Une résolution, votée par les participants le troisième jour de la réunion, affirmait qu'une fois qu'un dalit hindou devenait chrétien, il perdait de ce fait son statut de caste. S'adressant aux chrétiens, l'un des orateurs s'exclamait : "Vous prêchez l'égalité de tous... pourquoi alors réclamer cette différence ?"
Bulletin EDA n° 417 du 16/05/2005
Pour venir en aide à l'île de Nias, dévastée par un tremblement de terre le 28 mars dernier, et à ses 728 000 habitants, très majoritairement chrétiens (1), les Eglises protestantes et catholiques d'Indonésie se sont mobilisées. Le P. Ignatius Ismartono, coordinateur du Centre pour l'aide d'urgence et la réconciliation de la Conférence des évêques catholiques indonésiens (KWI, acronyme indonésien), et le Rév. Weinata Sairin, secrétaire général adjoint de la Communion des Eglises (protestantes) d'Indonésie (PGI, acronyme indonésien), travaillent l'un et l'autre au service des sinistrés. Les difficultés ne manquent pas.