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Bulletin EDA n° 477 du 16/01/2008
« Le rôle de l’Eglise ne se limite pas aux œuvres caritatives, mais concerne tous les efforts entrepris en vue de constituer une société inspirée de la doctrine sociale de l’Eglise », a déclaré Cho Eun-sang, chercheur au Korea Research Institute for Vocational Education and Training, lors de son intervention. Le chercheur a également rappelé que le système socio-économique actuel, qui n’assure pas un partage équitable des richesses, a creusé l’écart de niveau de vie entre les riches et les pauvres de la société coréenne. Selon le quotidien coréen, Hankyoreh (1), cet écart est le principal problème à résoudre aujourd’hui en Corée.
Des statistiques confirment la tendance à une certaine polarisation de la société, qui va de pair avec une contraction des classes moyennes et une augmentation du nombre des travailleurs pauvres ou précaires, les jeunes, souvent diplômés (1), et les personnes âgées étant les plus touchés. L’anxiété générale face à la question sociale n’a pas échappé aux politiques, notamment lors de la campagne pour les présidentielles, fin 2007, puisque, cette fois-ci, les débats ont essentiellement portés sur les questions économiques et sociales au lieu de se focaliser sur les relations internationales, notamment sur la question nord-coréenne.
Selon Cho Eun-sang, pour réduire ces disparités, l’Eglise se doit de dispenser une éducation et d’organiser des formations permanentes qui permettront aux Coréens de mieux s’adapter aux exigences économiques d’une société qui fait une place toujours plus grande aux hautes technologies. De plus, a-t-il précisé, le but du développement socio-économique n’est pas uniquement la croissance mais l’amélioration de la qualité de vie des personnes, construite sur les valeurs de solidarité et de confiance réciproque entre « ceux qui ont » et « ceux qui n’ont pas ».
(1) Hankyoreh, le quotidien d’« un seul peuple », est considéré comme un journal de gauche.
(2) En 2007, le taux de chômage des jeunes ayant entre 15 et 29 ans atteignait 7,2 %, soit plus du double de la moyenne nationale qui est de 3,3 %.