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Bulletin EDA n° 479 du 16/02/2008
Ces fêtes du Nouvel An lunaire, traditionnellement célébrées par les Chinois, les Coréens et les Vietnamiens, ont accueilli, au lycée Dongsung de Séoul, les migrants, quelle que soit leur nationalité. Edwin Sanchez, un Philippin, a chanté une chanson dans sa langue maternelle lors d’un concours de chant. « Chanter dans ma langue m’a apaisé du mal du pays et passer ce temps avec d’autres migrants m’a apporté beaucoup de joie », a-t-il confié, ajoutant que sa famille lui manquait particulièrement pendant ces périodes de fête.
Des danses traditionnelles ont également été organisées par certains participants originaires d’Amérique Latine, de Mongolie ou des Philippines. Pour Pham Van Dinh, vietnamien, le fait de ne pouvoir célébrer le Têt (2) dans son pays, mais de pouvoir se rassembler avec d’autres migrants à Séoul, lui a permis de faire « une halte reposante et bienvenue », dans sa vie de travailleur immigré. Depuis 2002, en plus du Nouvel An lunaire, la Commission pastorale pour le travail de l’archidiocèse de Séoul organise également des festivités pour les migrants, lors de la fête de Chuseok (3), la fête des récoltes.
Selon le ministère de la Justice coréenne, 1 066 273 étrangers vivaient en Corée du Sud en 2007, parmi lesquels près de 442 000 ouvriers.
(1) Cette année, les festivités du Nouvel An lunaire débutent le 7 février.
(2) Le Têt est la fête du Nouvel An vietnamien
(3) Chuseok, la fête des récoltes, est (avec Seollal et Dano) l’une des trois principales fêtes traditionnelles coréennes. Fête des récoltes, elle est consacrée à la générosité de la terre et donne lieu à la confection de plats de farine de riz et d’haricot. Chaque famille retourne sur la terre de ses ancêtres (seongmyo) et célèbre une messe anniversaire.